5 trésors à voir à Rome

5 trésors à voir à RomeNicola Forenza / iStock / Getty Images Plus

Cet article est une collaboration avec Guides de voyage Ulysse.

Rome séduit et fascine tous ceux qui la découvre. On y admire des ruines anciennes, quelques églises parmi les plus belles du monde, de splendides exemples de la Renaissance, des quartiers grouillants de vie et une gastronomie incomparable. Ce qui fait de Rome une ville unique? Sa beauté parfois un peu fanée, son chaos, la splendeur des couleurs de ses façades écaillées, la silhouette des cyprès qui se découpe sur le ciel bleu. Voici cinq de ses joyaux à ne pas manquer.

 

1- Musei Vaticani (musées du Vatican)

 

L’origine des musées remonte au pontificat de Jules II, qui installa quelques antiquités dans la cour du palais du Belvédère. Aujourd’hui, on se rend dans cet ensemble de 11 musées pour découvrir une des plus importantes collections d’art classique et Renaissance au monde et, surtout, pour s’émerveiller devant la chapelle Sixtine. Avant d’y accéder, vous traverserez la Galerie des tapisseries, bordée d’immenses tapisseries flamandes, et la Galerie des cartes géographiques représentant l’Italie du XVIe s., et pourrez contempler les célèbres fresques des quatre chambres de Raphäel. La visite se termine par la chapelle Sixtine. Les fresques de la voûte présentent des scènes de l’Ancien Testament, de la Création du monde au Déluge, entourées de prophètes et de sibylles, personnages aux proportions imposantes. Sur la paroi au-dessus de l’autel se trouve une fresque de Michel-Ange représentant le Jugement dernier.

 

2- Piazza Navona

 

Cette magnifique place a été construite sur les ruines du stade de Domitien, d’où sa forme oblongue. C’est l’un des symboles forts de la Rome baroque. Elle est ornée de trois fontaines : la fontaine du Maure représentant un Éthiopien luttant contre un dauphin, la fontaine de Neptune et, au centre, la fontaine aux Quatre-Fleuves. Chef-d’œuvre de Bernini réalisé au XVIIe s. à la demande du pape Innocent X et alimenté par l’aqueduc romain de l’Acqua Vergine, cette fontaine est composée de statues personnifiant les fleuves de quatre continents, le Nil pour l’Afrique, le Río de la Plata pour l’Amérique, le Danube pour l’Europe et le Gange pour l’Asie, le tout surmonté d’un obélisque antique.

 

3- Fontana di Trevi (fontaine de Trevi)

 

De style baroque tardif, principalement l’œuvre de Nicola Salvi entre 1732 et 1751, la fontaine de Trevi est alimentée par l’aqueduc romain de l’Acqua Vergine. Elle est adossée au Palazzo Poli. La fontaine prend la forme d’un arc de triomphe, au centre duquel se trouve le dieu Océan sur un char guidé par des chevaux marins et des tritons, à gauche une figure féminine représentant l’abondance et à droite une figure représentant la salubrité. Les bas-reliefs racontent la légende de l’aqueduc de l’Acqua Vergine. Sur le panneau de droite, une jeune vierge indique aux soldats romains la source de l’Acqua Vergine. Sur celui de gauche, Marcus Agrippa (gendre et étroit collaborateur d’Auguste) signe l’acte de construction de l’aqueduc.

 

4- Terme di Caracalla (thermes de Caracalla)

 

Construit par l’empereur Caracalla à partir de 212 apr. J.-C., c’est le deuxième complexe thermal en importance après celui de Dioclétien et le mieux conservé de Rome. Ouvert à tous, même aux esclaves, il pouvait accueillir environ 1 500 personnes. Le complexe cessa de fonctionner en 537 apr. J.-C., après le saccage des aqueducs par les Barbares. Le visiteur est toujours impressionné par l’ampleur du bâtiment et la hauteur des ruines qui atteint jusqu’à 30 m. De forme rectangulaire, il donne à voir les différentes salles empruntées par les baigneurs : la palestra (salle d’exercices), le laconicum (bain de vapeur), le caldarium (bain chaud), le tepidarium (bain tiède), le frigidarium (bain froid), les vestiaires et le natatio (piscine). À l’intérieur sont conservés de beaux pavements en mosaïque, vestiges de la riche décoration des thermes.

 

 

5- Basilica di San Pietro (basilique Saint-Pierre)

 

Vers 320 de notre ère, l’empereur Constantin fit ériger la première basilique à cinq nefs sur le lieu où fut enterré saint Pierre après avoir été crucifié la tête en bas dans le cirque de Néron, à proximité. La démolition et la reconstruction de la basilique ont débuté en 1506 pendant le pontificat de Jules II, selon les plans de l’architecte Bramante. Le chantier durera près d’un siècle et demi, et y travailleront les plus grands artistes de la Renaissance et de l’époque baroque. L’intérieur de la basilique, grandiose, prend la forme d’une croix latine composée d’une nef centrale et de deux nefs latérales, et renferme plusieurs chefs-d’œuvre, dont la célèbre Pietà que Michel-Ange a réalisée à l’âge de 23 ans, située dans une chapelle vitrée (en entrant à droite).

Texte tiré du guide Ulysse Escale à Rome, par Louise Gaboury et Caroline Robert

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